La rentrée est passée, les enfants ont repris le chemin de l’école et, avec eux, toute la famille a retrouvé un rythme plus soutenu.
Il faut se lever plus tôt, préparer les enfants, penser aux horaires, aux trajets, au travail, aux repas, à la maison et à toutes ces petites choses qui viennent se glisser dans une journée déjà bien remplie. Et peut-être que, quelques semaines seulement après la reprise, tu te sens déjà fatiguée.
Le matin, tu démarres avec une liste de choses à faire dans la tête. À certains moments de la journée, ton énergie chute. Tu as parfois envie de quelque chose de sucré ou de grignoter pour tenir. Et lorsque vient enfin le moment de penser à ton propre repas, tu prends ce qui est disponible… ou tu repousses simplement le moment de manger.
Si tu te reconnais dans cette situation, tu dois savoir que la fatigue peut avoir de nombreuses causes:
Le manque de sommeil, le stress, une charge mentale importante, certaines carences ou maladies, les changements hormonaux, le niveau d’activité physique et bien d’autres facteurs peuvent intervenir.
Une fatigue importante, inhabituelle ou persistante mérite donc d’être discutée avec un professionnel de santé.
Mais il existe aussi quelque chose de très simple que nous oublions parfois d’observer lorsque nos journées deviennent chargées : la façon dont nous nous nourrissons réellement.
Pas la façon dont nous aimerions manger, ni le menu idéal que nous avions prévu.
Mais ce qui se passe véritablement entre le réveil et le coucher.
Et c’est justement ce dont je vais te parler aujourd’hui.
1. Manges tu suffisamment et régulièrement?

Quand les journées s’accélèrent, les repas font facilement partie des premières choses que nous ajustons.
Tu prends quelque chose rapidement le matin parce qu’il faut partir. Tu repousses le déjeuner parce qu’une tâche doit être terminée. Puis tu réalises quelques heures plus tard que tu as très faim.
Dans ces moments-là, on peut facilement penser que le problème vient du fait que l’on « mange trop » ou que l’on manque de volonté face au grignotage.
Pourtant, avant de chercher à manger moins, une autre question mérite d’être posée :
Est-ce que je mange suffisamment pour répondre aux besoins de mon corps et à mon niveau d’activité ?
Nos besoins ne disparaissent pas parce que notre emploi du temps est chargé.
Au contraire, lorsque les journées demandent beaucoup d’énergie physique et mentale, repousser constamment ses repas ou manger trop peu peut rendre le quotidien encore plus difficile à gérer.
L’objectif n’est pas nécessairement de manger à heures fixes chaque jour. Nos réalités sont différentes.
Il s’agit plutôt d’éviter que « je n’ai pas le temps » devienne systématiquement « je mangerai plus tard ».
Commence donc simplement par observer ton rythme alimentaire pendant quelques jours.
À quelle heure prends-tu ton premier repas ? Combien de temps s’écoule entre tes repas ? Arrives-tu régulièrement au repas suivant avec une faim très importante ? As-tu tendance à grignoter davantage pendant les journées où tu as peu mangé ?
Tu peux déjà apprendre beaucoup de choses en observant cela.
2. De quoi est composé ton repas?

Un repas peut remplir ton estomac sans nécessairement te rassasier durablement.
C’est pourquoi la question « Ai-je mangé ? » ne suffit pas toujours.
Il peut être plus intéressant de demander :
« Qu’est-ce que mon repas m’a réellement apporté ? »
Pour faire simple, un repas équilibré peut associer plusieurs familles d’aliments : une source de protéines, des aliments apportant des glucides (sucres) selon le repas et les besoins, des légumes et/ou des fruits, ainsi qu’une quantité adaptée de lipides (matières grasses).
Il n’est pas nécessaire de transformer chaque assiette en exercice de nutrition.
L’idée est simplement de regarder l’ensemble.
Prenons une situation très courante.
Tu dois partir rapidement le matin. Tu prends une boisson chaude accompagnée de quelques biscuits ou d’un morceau de pain, puis tu commences ta journée.
Tu as effectivement mangé.
Mais selon les quantités et ce qui accompagne ce repas, il est possible que celui-ci ne te rassasie pas aussi longtemps qu’un petit-déjeuner plus complet.
Plutôt que de tout supprimer ou de culpabiliser, tu peux alors te demander :
« Qu’est-ce que je pourrais ajouter ou modifier pour rendre ce repas plus nourrissant ? »
Cette question est beaucoup plus utile que de chercher systématiquement à manger moins.
3. Vérifie la place des protéines dans ta journée

Lorsque l’on parle de protéines, certaines personnes pensent immédiatement aux sportifs, à la musculation ou aux régimes hyperprotéinés.
Pourtant, les protéines font simplement partie des nutriments dont notre organisme a besoin.
Elles contribuent notamment au maintien et au renouvellement des tissus et de la masse musculaire. Elles participent également à la satiété, ce qui explique pourquoi leur présence dans les repas peut être intéressante lorsque l’on cherche à éviter d’avoir de nouveau faim très rapidement.
Il n’est pas nécessaire pour autant de transformer ton alimentation en calcul permanent de grammes de protéines.
Commence par quelque chose de beaucoup plus simple :
Regarde tes repas et essaie d’identifier leur principale source de protéines.
Selon tes habitudes alimentaires et ce qui est accessible chez toi, cela peut être des œufs, du poisson, de la viande, du poulet, du lait ou certains produits laitiers, des haricots, des lentilles, d’autres légumineuses ou différentes associations alimentaires.
Tu peux parfois découvrir qu’un repas que tu considérais comme complet contient finalement assez peu de protéines.
L’objectif n’est pas de juger ton assiette.
C’est simplement de savoir où tu peux l’améliorer.
Et souvent, améliorer un repas est beaucoup plus réaliste que vouloir changer toute son alimentation.
4. Simplifie tes repas lorsque ton emploi du temps se complique
Nous avons parfois une image très exigeante du « bien manger ».
Il faudrait cuisiner tous les jours, préparer de nombreuses recettes différentes, tout organiser à l’avance et toujours avoir une belle assiette équilibrée.
Durant certaines périodes, c’est possible.
Dans d’autres, beaucoup moins.
Et c’est justement là que j’aime revenir à une idée qui guide de plus en plus ma propre manière de prendre soin de moi :
Une bonne habitude doit pouvoir survivre à la vraie vie.
Si ta manière de manger fonctionne uniquement lorsque ton planning est calme, elle risque de devenir difficile à maintenir lorsque ton quotidien s’intensifie.
Alors simplifie !
Tu n’as pas besoin de quinze recettes rapides. Commence peut-être par identifier deux ou trois repas que tu peux préparer presque sans réfléchir.
Garde à la maison quelques sources de protéines faciles à utiliser (des oeufs, de la sardine).
Repère les aliments que tu consommes régulièrement et qui peuvent être assemblés rapidement.
Quand tu cuisines, prépare éventuellement une quantité qui pourra servir à un autre repas si cela correspond à ton organisation.
L’objectif n’est pas de devenir encore plus organisée.
C’est justement de réduire le nombre de décisions que tu dois prendre lorsque tu es déjà fatiguée.
Au lieu de te demander à 14 heures : « Qu’est-ce que je vais bien pouvoir manger maintenant ? », tu sais déjà quelles sont tes options simples.
Cela change beaucoup de choses.
5. Prévois un plan B pour les journées où rien ne se passe comme prévu

Nous aimons organiser nos journées en imaginant que tout va se dérouler comme prévu.
Mais la vraie vie n’est pas toujours aussi coopérative.
Une réunion se prolonge.
Un trajet prend plus de temps.
Un enfant a besoin de toi.
Une urgence apparaît.
Ou peut-être que tu rentres simplement trop fatiguée pour préparer ce que tu avais prévu.
C’est là qu’un plan B alimentaire devient intéressant.
Ton plan A est le repas que tu aimerais prendre lorsque ta journée se déroule normalement.
Ton plan B est la solution que tu as prévue pour les moments où ce repas devient difficile ou impossible.
Cela peut être un repas très simple que tu prépares rapidement, des aliments déjà disponibles que tu peux assembler ou, selon tes besoins, une alternative de repas pratique.
Personnellement, c’est aussi dans ce type de situation que j’aime avoir une solution comme ma poudre protéinée Lite Ultra à disposition. Je peux l’utiliser dans un smoothie lorsque je cherche une alternative rapide et riche en protéines.
Je ne le considère pas comme une solution miracle, ni comme quelque chose qui doit remplacer tous mes repas.
C’est simplement un outil parmi d’autres dans mon plan B.
Et cette distinction est importante.
Parce que mieux manger ne signifie pas rechercher une solution parfaite qui fonctionnera à chaque repas, tous les jours.
Il s’agit plutôt de construire progressivement un environnement qui nous aide à faire des choix suffisamment bons, même lorsque la journée ne se passe pas comme prévu.
Tu n’as pas besoin de tout changer cette semaine
Si tu arrives à la fin de cet article avec l’envie de refaire toute ton alimentation dès demain, je voudrais justement t’inviter à faire l’inverse.
Choisis une seule chose.
Peut-être vas-tu simplement observer à quel moment ton énergie diminue dans la journée.
Peut-être vas-tu regarder si tes principaux repas contiennent une source de protéines.
Peut-être vas-tu identifier deux repas simples pour les journées chargées.
Ou peut-être vas-tu enfin créer ton plan B.
Commence là où tu es : la régularité compte davantage que la perfection.
Une petite habitude que tu arrives réellement à maintenir dans ton quotidien peut être beaucoup plus précieuse qu’une grande résolution qui fonctionne pendant quelques jours avant de disparaître.
Ton corps n’a pas besoin que tu manges parfaitement.
Il a besoin que tu apprennes progressivement à mieux répondre à ses besoins, y compris pendant les périodes où ta vie s’accélère.
Pour aller plus loin
Si tu aimerais commencer simplement, j’ai préparé un petit guide gratuit :
« 5 habitudes pour mieux gérer ta faim et ton énergie »
Je t’y partage cinq habitudes concrètes que tu peux intégrer progressivement à ton quotidien, sans régime strict et sans chercher à tout changer du jour au lendemain.
Rappelle-toi : mieux nourrir ton corps ne commence pas nécessairement par faire davantage.
Parfois, cela commence simplement par apprendre à mieux utiliser ce que tu as déjà, dans la vie que tu vis aujourd’hui.
Et si tu veux découvrir mes autres ressources, regarde juste ici.